Pourquoi jeûner ?

Une explication du cardinal Robert Sarah dans "Pour l'éternité"

On rappelle souvent au début du carême que le jeûne qui compte est le jeûne du cœur et de l’esprit. On insiste pour dire que le jeûne n’est pas d’abord un exercice extérieur, un exploit. Tout cela est juste et bon. Mais on insiste tellement qu’on finit par négliger le jeûne du corps qui est le soutien du jeûne du cœur.

Nous nous prenons pour des Anges et nous croyons que rappeler la vérité suffit à la mettre en pratique. Or nous avons besoin de moyens concrets. L’exemple du Christ, qui a jeûné quarante jours et quarante nuits nous invite à faire comme lui. Moïse à jeûné de façon répétée quarante jours et quarante nuits, chaque fois qu’il rencontrait Dieu « pour prendre les tables de Pierre, les tables de l’alliance que Yahvé concluait avec nous. » pendant la période du carême où la discipline ancienne souligne l’importance de la maîtrise corporelle par le jeûne, l’abstinence et les veilles nocturnes, nous sommes fortement invités à réfléchir sur ce que représente le corps humain. L’évangile appelle temple le corps de Jésus. Le temple est le lieu où l’on offre des sacrifices à Dieu, l’espace sacré où Dieu se montre et où nous pouvons le rencontrer face-à-face. Le vendredi-saint, quand le corps du fils de Dieu fut mis en croix, un sacrifice parfait, Saint et agréable à Dieu fut offert pour le pardon des péchés, et Dieu révéla alors combien il nous a aimé jusqu’au bout de l’amour, autrement dit, jusqu’à la mort. Car aimer vraiment, c’est mourir pour ce qu’on aime.

Comment faisons-nous participer concrètement notre corps au temps du carême ? Comment le préparons-nous pour qu’il soit réellement le temple de Dieu ? Pourquoi donc avons-nous cessé de jeûner concrètement, corporellement ? Pourquoi n’acceptons-nous plus de nous priver de nourriture, comme Jésus l’a fait pendant quarante jours et quarante nuits ? Trouvons-nous que cette pénitence et cette mortification de notre corps sont excessives, inutiles, obsolète et inadapté à notre époque ou la production et la consommation sont signe de progrès ? Certes, nous ne devons pas nous contenter de réduire notre nourriture. Nous devons aussi et surtout nous abstenir absolument du péché, combattre nos tendances mauvaises. Il nous incombe de façon très concrète de nous renouveler quotidiennement et de nous armer pour combattre « le vieil homme qui va se corrompant au fil des convoitises décevantes, pour nous renouveler par une transformation spirituelle de nos jugements et revêtir l’homme nouveau, qui a été créé salon Dieu dans la justice et la sainteté de la vérité ». Nous devons lutter contre la routine de notre condition mortelle.

Tous nous avons à travailler pour que personne ne demeure dans les vices de sa vie ancienne.

par Xavier-Nicolas Stoffel 12 avril 2026
7 avril 2026
Nées de la Lumière (avec les reliques de sainte Odile tout au long du pèlerinage). Offrez Himmelsweg à vos mères, vos épouses, vos filles, vos sœurs et vos amies pour Noël !
25 mars 2026
Messe du dimanche des Rameaux : 29 mars 10 h 30 Chants grégoriens et extraits de la Passion selon Saint-Jean de Johann Sebastian BACH Stéphane WOLF, alto solo Hélène RYDZEK, viole de Gambe Choeur « Laudem Gloriae », quatuor à cordes, viole de gambe dir. Etienne STOFFEL à l’orgue : Bernard LIENHARDT Messe du jeudi-Saint : 2 avril à 19 h 45 Chants grégoriens et polyphonie (notamment « Ubi caritas » de Oje GJIELO) Office de la Passion le vendredi-saint : 3 avril à 15 h Chant de la Passion en grégorien, en dialogue avec la polyphonie de Tomas Luis de VICTORIA, ensemble vocal direction Louis GUILLEUX Chant des « impropères » en latin et en grec, selon la tradition remonte au moins au VIIIème siècle Motets polyphoniques de Giuseppe CORSI, « De profundis » de Christoph W. GLUCK, et des chorals de Johann S. BACH et de compositeurs du monde germanique Choeur « Laudem Gloriae » dir. Etienne STOFFEL Nuit de Pâques : Vigile Pascale, Baptêmes et messe de la Résurrection : 4 avril à 20 h 45 Chant solennel de l’Exsultet devant le cierge pascal Chants grégoriens, dont la plupart remontent auxdébuts du christianisme romain et caroligien motets polyphoniques de Giovanni P. da PALESTRINA, Oje GJIELO, César FRANCK, et Halleluja du « Messie » de Georg. F. HAENDEL Choeur « Laudem Gloriae » dir. Etienne STOFFEL à l’orgue : Noé BRENCKLÉ
2 mars 2026
Programme 9h : Arrivée au sanctuaire Notre-Dame de Neunkirch (5 Rue Notre Dame, 67860 Friesenheim) 9h30 : 1er enseignement 10h30 : Chapelet 11h15 : Messe 12h30 : déjeuner (amenez votre pique-nique) 14h30 : 2ème enseignement 15h30 : adoration et confessions 16h30 : 3ème enseignement 18h : fin de la récollection Prise en charge des enfants Pour les enfants jusqu’à la Moyenne Section incluse, les enfants sont forcément à la garderie. Une équipe de baby-sitters s’occupe des enfants. Ils sont pris en charge tout le temps sauf au moment du repas. Apportez un lit pliant pour la sieste. Les enfants à partir de la Grande Section sont intégralement pris en charge pendant la récollection, sauf pendant le repas. Des prédications adaptées leur sont données par les abbés. Les lycéens participent aux enseignements des adultes.
14 février 2026
Mercredi des Cendres : jour de jeûne et d’abstinence Can. 1250 - Les jours et temps de pénitence pour l’Église tout entière sont chaque vendredi de toute l’année et le temps du Carême. Can. 1251 - L’abstinence de viande […] sera observée chaque vendredi de l’année, à moins qu’il ne tombe l’un des jours marqués comme solennité ; mais l’abstinence et le jeûne seront observés le Mercredi des Cendres et le Vendredi de la Passion et de la Mort de Notre Seigneur Jésus Christ. Can. 1252 - Sont tenus par la loi de l’abstinence, les fidèles qui ont quatorze ans révolus mais sont liés par la loi du jeûne tous les fidèles majeurs jusqu’à la soixantième année commencée. Les pasteurs d’âmes et les parents veilleront cependant à ce que les jeunes dispensés de la loi du jeûne et de l’abstinence en raison de leur âge soient formés au vrai sens de la pénitence.
6 février 2026
Du dimanche 15 février (20h) et le mardi 17 février (18h), de jour comme de nuit.