Le Scapulaire brun de Notre Dame du Mont-Carmel

Saint Claude de la Colombière déclarait : « Je fais profession de servir Marie ; je porte son scapulaire qui est la marque de ma consécration à son service. »
Bien qu'elle ne parle que peu du scapulaire lui-même, sainte Thérèse de Lisieux, carmélite, le portait et toute sa spiritualité repose sur l'abandon confiant à Marie et à Jésus, qui constitue l'âme de cette dévotion.
Padre Pio recommandait souvent les sacramentaux de l'Église et encourageait à une tendre dévotion envers la Sainte Vierge. Une parole souvent rapportée à son sujet est : « Aimez la Madone et faites-la aimer. Récitez toujours le rosaire. »
Le pape saint Jean-Paul II portait le scapulaire depuis son enfance. Il en parlait souvent avec beaucoup d'affection. Sa devise papale était : « totus tuus ego sum et omnia mea tua sunt » (je suis tout à toi et tout ce que j’ai est à toi). Le scapulaire, associé au chapelet, était le signe visible de sa consécration à Marie. Il affirme : « Le scapulaire est un signe d'alliance et de communion réciproque entre Marie et les fidèles. » Et encore : « Deux vérités sont évoquées par ce signe : la protection continuelle de la Vierge et l'appel à imiter ses vertus. » Il enseignait : « Le scapulaire évoque la protection continuelle de la Très Sainte Vierge, qui accompagne le fidèle tout au long de son existence et jusqu'au moment du passage à la vie éternelle. » Et encore : « Le scapulaire est un signe particulier de l'union avec Jésus et Marie. Pour ceux qui le portent, il est un signe de leur abandon filial à la protection de la Vierge Immaculée. »
En 2001, pour le 750ᵉ anniversaire de la remise du scapulaire à saint Simon Stock, il écrit : « Le scapulaire est essentiellement un habit. Celui qui le reçoit est agrégé, à un degré plus ou moins intime, à l'Ordre du Carmel, pour le service de la Vierge Marie et le bien de toute l'Église. » Puis il en donne la signification profonde : « Deux vérités sont évoquées par le signe du scapulaire : d'une part, la protection continuelle de la Très Sainte Vierge, non seulement au cours de la vie, mais aussi au moment du passage vers la plénitude de la gloire éternelle ; d'autre part, la conscience que la dévotion envers Marie ne peut se limiter à des prières ou à des hommages occasionnels, mais qu'elle doit devenir un "habit", c'est-à-dire une orientation permanente de la conduite chrétienne. »
