Dernière modification : 05/06/2018 (Photos des communions et de la fête Dieu)
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L'église Saint-Louis en ville de Strasbourg

Depuis le 9 septembre 2012 la partie strasbourgeoise de la Croix glorieuse est implantée en l'église Saint Louis (en ville) de Strabourg.

Messe d'inauguration de la nef rénovée le dimanche 15 octobre 2017

Ecoutez ou téléchargez les séquences audio (mp3) de la messe d'inauguration de la nef rénovée, en cliquant ici

Restauration de la nef de l'église

Chronique de la restauration de la nef de l’église Saint-Louis
Mai à septembre 2017

Au lendemain de la célébration des professions de foi et des premières communions, le 15 mai 2017, des bénévoles de la paroisse entreprennent le dévissage des 40 bancs de la nef et procèdent au démontage de l’ancien stand-presse des années 1960. Parallèlement, le facteur d’orgue haguenovien, Quentin Blumenroeder, commence le démontage de l’orgue Wetzel installé en 1895.

16 mai 2017 - démontage de l’orgue Wetzel par le facteur d’orgue Blumenroeder de Haguenau.

Le 17 mai, les employés de la menuiserie Hoffbeck d’Otrott commencent à protéger la chaire de Théophile Klem à l’aide d’un coffrage en bois. Le lendemain, répondant à l’appel de Monsieur le Curé, une vingtaine de paroissiens (robustes et motivés !) déplacent en moins d’une heure les bancs et le petit mobilier de la nef dans le choeur pour un stockage sécurisé le temps du chantier. Un jour plus tard, les menuisiers déposent les 14 bas-reliefs en tilleul du chemin de croix de Joseph Schaeffer avant une restauration en atelier.

19 mai 2017 - pose d’un coffrage en bois pour protéger la chaire de Théophile Klem par les menuisiers de la Société Hoffbeck d’Ottrott.
Semaine du 22 mai - les stations du chemin de croix sont déposées et les confessionnaux déplacés.

En moins d’une semaine, la nef est donc vidée de tout son mobilier. Dans le même temps, à l’aide d’une grue, le facteur d’orgue poursuit le démontage de l’instrument méthodiquement et le visiteur découvre un gigantesque puzzle de tuyaux de toutes sortes ainsi que des parties du buffet d’orgue, classé Monument historique, alignées au sol. Chaque pièce est soigneusement numérotée avant le départ en atelier pour plusieurs mois.

Semaine de l’Ascension - bancs de la nef entreposés dans le choeur de l’église.
Semaine de l’Ascension - ornements du buffet d’orgue et tuyaux prêts à être transportés en atelier.

Au cours de la semaine de l’Ascension, les pièces de l’orgue sont évacuées progressivement tandis que les menuisiers déplacent et protègent les quatre confessionnaux de Théophile Klem pour la bonne marche des travaux. Le 2 juin, une réunion de chantier rassemble les représentants du la Ville de Strasbourg et les entreprises autour de la Présidente du Conseil de Fabrique et de Monsieur le Curé. L’échéancier des travaux est établi avec une fin de chantier programmée en principe pour la mi-septembre...

Le 6 juin, les employés de l’entreprise Schaffelec de la Wantzenau procèdent à la dépose des lustres et des anciens luminaires. Au même moment, la société Kleinmann de Brumath commence la pose des échafaudages le long des murs et sous l’arc d’entrée du choeur. S’appuyant sur les échafaudages, les employés de la société KS Aménagement de Bischheim posent une cloison étanche entre la nef et le choeur afin de protéger ce dernier de la poussière. Ils bouchent également d’anciennes niches devenues inutiles.

6 juin 2017 - début de la pose des échafaudages entre la nef et le choeur.

Le 8 juin, quelques hommes de la paroisse participent au déménagement des deux statues de saint Pierre et de saint Paul, reléguées sur la tribune depuis des décennies, qui trouveront une nouvelle affectation à l’église Saint-Arbogast de l’Hôpital civil. On en profite pour faire un grand rangement dans les combles de tout le bric-à-brac qui traîne à l’arrière de la tribune, l’occasion pour plusieurs de découvrir des parties méconnues de l’église ainsi que les cloches.

Le 15 juin, après dix jours de travaux, la société Kleinmann achève la pose des échafaudages qui occupent tout le volume de la nef. Un plateau est installé à deux mètres du plafond - et dix mètres du sol - pour permettre la dépose du faux-plafond de 1967 et la restauration des stucs d’origine. Le même jour, les menuisiers commencent la pose de lambris sous la tribune et dans le sas d’entrée. En un mois, jour pour jour, les travaux préparatoires sont achevés et les peintres se préparent à intervenir.

Semaine du 19 juin - nettoyage des murs et traitement des fissures.

Le 19 juin, après la réception de l’échafaudage, les peintres de la Société Kleinmann de Brumath procèdent à la dépose du faux-plafond installé en 1967. Les croisillons en bois et les plaques gondolées sont déposés et évacués tandis qu’une équipe commence à laver les murs de la nef recouverts d’une épaisse couche de crasse. Cette opération, longue et fastidieuse, nécessite le transport de nombreux sceaux d’eau à travers les différents étages de l’échafaudage. Parallèlement, une équipe de la Société Schaffelec de la Wantzenau effectue les travaux électriques en partie basse de la nef, le long du lambris en bois. On dépose les haut-parleurs de la sonorisation et on installe des prises aux endroits prévus. Des saignées sont pratiquées dans les murs pour ensevelir toutes les gaines électriques. Les goulottes disgracieuses ajoutées au cours des années 1980-90 disparaissent.

Le 20 juin, les lambris en bois posés par la Société Hoffbeck d’Ottrott sous la tribune et dans le sas d’entrée sont achevés.

Le 22 juin, une mauvaise surprise attend les peintres. Au dessus de la tribune, lors de la dépose du faux-plafond qui porte encore les auréoles d’anciennes infiltrations d’eau, on découvre que le plâtre du plafond d’origine est très abîmé. Sur une surface de plus de quatre mètres carrés, il faut refaire tous les enduits qui se détachent du lattis. Sur le mur ouest de la nef, mur sur lequel le buffet d’orgue est appuyé, des pans entiers de plâtre s’effondrent laissant apparaitre les colombages de la structure. Une réunion de chantier est organisée en urgence par la Présidente de la Fabrique avec les différents partenaires pour trouver une solution rapidement. L’objectif est de ne pas perdre de temps pour respecter au mieux l’échéancier de travaux prévu.

22 juin 2017 - Mauvaise surprise : des pans entiers de plâtre se détachent du plafond et s’effondrent.

Le 26 juin : réunion de chantier avec les représentants de la Ville de Strasbourg, de la paroisse et les entreprises. Le chiffrage des travaux supplémentaires pour enduire le mur à l’arrière de l’orgue et refaire les parties abîmées du plafond s’élève à 7.000 euros. Le surcoût sera pris en charge par la Ville de Strasbourg. Dès le lendemain, la Société Werey-Stenger de Strasbourg intervient et les enduits sont achevés à la fin de la semaine. Parallèlement, les corniches sont restaurées et la plupart des fissures sont traitées.

Le 29 juin, la croix qui se trouve sur le mur nord de la nef est déposée par les peintres. Elle est examinée deux jours plus tard par des restaurateurs en présence de la Présidente de la Fabrique. Le Christ a la particularité d’être représenté avant sa mort (tête relevée, yeux ouverts, pas de plaie au côté). Après réflexion, il est convenu de restaurer cette oeuvre et de la mettre en valeur pour favoriser la dévotion des fidèles. Dans le même temps, Monsieur Lebrun entreprend le nettoyage et la restauration de la plaque commémorative de la reconstruction de l’église par l’Abbé François-Xavier Schittig, qui fut curé de Saint-Louis de 1812 jusqu’à sa mort le 12 décembre 1838. L’Abbé Schittig mena avec persévérance tout le dossier de la reconstruction de l’église détruite par un incendie en 1805. Lorsqu’il fut nommé curé de la paroisse Saint-Louis en 1812, les fidèles devaient se rendre à la messe à la cathédrale, faute d’église. Il fallut attendre 1827 pour que l’édifice fut ouvert à nouveau au culte ! Une fois restaurée, cette plaque, jusque-là cachée partiellement derrière un confessionnal, prendra place dans l’entrée de l’église.

Restauration de la plaque commémorative du Curé Schittig par Marc Lebrun.

Le 30 juin, Monsieur le Curé et Olivier Tarozzi se rendent au Musée des Beaux Arts au Palais Rohan pour voir un tableau de grand format (environ deux mètres sur trois) représentant saint Louis en prière. Ce tableau qui fait partie du patrimoine de l’église a été déposé dans les réserves du musée pour conservation en 1968.

L’objectif pour la Fabrique de l’église est de l’installer, une fois restauré, sur le mur nord de la nef, à gauche de la chaire. Dans le nouveau dispositif des éclairages, un luminaire a été spécialement prévu pour mettre en valeur cette toile exécutée au début du XIXe siècle. Il est prévu également de placer dans la nef après restauration le tableau de la Communion de sainte Madeleine, actuellement accroché à la sacristie.

Tableau représentant saint Louis déposé dans les réserves du Musée des Beaux Arts de Strasbourg.

Le 3 juillet, les électriciens interviennent pour procéder aux découpes dans le plafond avant l’encastrement des luminaires. Parallèlement, les peintres achèvent le traitement des fissures. Au cours de la semaine, une autre mauvaise surprise les attend. Cette fois, c’est une infiltration d’eau en cours qui propage l’humidité dans le mur à l’arrière des fonts baptismaux. La cause : le dauphin de collecte des eaux de pluie situé près de la porte, rue du Dragon, qui est défectueux. La Ville de Strasbourg fait procéder à son remplacement.

Dans la semaine du 10 juillet, les peintres effectuent le ponçage des murs et du plafond et l’un d’entre-eux commence le décapage de la grande porte d’entrée de l’église. La face extérieure est entièrement décapée. Pour la face intérieure, après un sondage qui révèle au moins quatre couches de peintures différentes.

Dans la semaine du 17 juillet, les peintres posent une fibre de verre sur la surface du plafond qui a été entièrement lissé par ponçage. Une fibre semblable est posée sur le mur ouest à l’arrière du buffet d’orgue.

Percement du plafond avant la pose des luminaires

Dans la semaine du 24 juillet, les peintres de la Société Kleinmann remettent en peinture l’ensemble du plafond et des corniches qui retrouvent leur blancheur d’origine. Les murs reçoivent la couche d’apprêt avant la pose de deux couches de peinture minérale identique à celle du choeur. Les vitraux sont entièrement lavés et le verrier Patrick Jaegy d’Elbach (Haut-Rhin) vient procéder à leur révision.

Semaine du 24 juillet - mise en peinture du plafond, des corniches et des murs.

Dans la semaine du 31 juillet, le peintres repeignent trois des quatre murs de la nef. Parallèlement, les électriciens de la Société Schaffelc procèdent au percement du plafond pour la pose de luminaires encastrés qui permettront d’avoir à l’avenir un niveau de lumière suffisant pour les offices et modulable à souhait en fonction de nos besoins.

Semaine du 31 juillet - percement des plafonds et pose des luminaires encastrés.

Le 8 août, tous les murs de l’église sont peints et les peintres travaillent au niveau des boiseries et de la balustrade de la tribune. La porte d’entrée principale de l’église qui a été entièrement décapée et restaurée, reçoit une première couche de lasure sur le côté extérieur.

Le 10 août, les peintres procèdent à la remise en peinture des barlotières des vitraux qui ont retrouvé tout leur éclat après lavage. Le côté intérieur de la porte d’entrée de l’église est repeint également.

8 août 2017 - porte d’entrée de l’église décapée et remise en peinture.

Le lendemain débute la phase de démontage des échafaudages. En une journée, c’est l’ensemble du plateau constituant un plancher à 10 mètres du sol qui est démonté. La semaine de l’Assomption voit se poursuivre le démontage des échafaudages les 16, 18 et 21 août. Cette opération, très délicate, prend un peu plus de temps que ce qui était initialement prévu. Le 22, la cloison entre la nef et le choeur est démontée à son tour. L’église, vidée de 90 % de ses échafaudages apparaît rajeunie et lumineuse et les vitraux diffusent une lumière chaude dans la nef : le fruit de 14 semaines de travail est enfin visible pour le plus grand plaisir de tous.

22 août 2017 - les échafaudages disparaissent progressivement.

Le 24 août, c’est au tour de François Pequignot, restaurateur d’art, d’intervenir pour nettoyer et restaurer le grand Christ en croix qui ornait le mur nord de la nef. Monsieur Pequignot était intervenu en 2000 déjà pour restaurer les trois toiles de Martin Feuerstein dans le choeur.

Le 28 août, Yannick Syda débute la restauration du parquet de la nef et de la tribune. Au même moment, le marbrier, Henri Mayer, restaure les bases en marbre des colonnes de la tribune ainsi que le dallage de l’entrée de l’église. Le lendemain, la chaire est débarrassée de sa protection en bois avant sa restauration qui est assurée par Stéphane Linder et l’entreprise Fischer de Rosheim. Chaque élément sculpté est soigneusement déposé pour être nettoyé et restauré.

28 août 2017 - ponçage du parquet de la nef par Yannick Syda.
Vitrification du parquet de la tribune.
Nettoyage de l’abat-voix de la chaire par Stéphane Linder.
Nettoyage de la chaire : anges et guirlandes déposés.

Le 4 septembre, le parquet de la tribune est vitrifié tandis que le ponçage du parquet de la nef se poursuit. Les 7 et 8, les peintres reviennent pour le traitement de l’arc du choeur et la mise en peinture des morceaux de mur autour de la chaire. Parallèlement, les menuisiers de la Société Hoffbeck d’Ottrott installent les confessionnaux le long du mur sud de la nef et accrochent les 14 stations du chemin de croix entièrement rénové. Le 12 septembre marque un tournant dans le chantier avec la dépose des derniers échafaudages : à midi l’église apparaît pour la première fois dans son volume global pour le plus grand plaisir des témoins présents. Quatre jours plus tard, on procède à un premier grand ménage avec les bénévoles de la paroisse. Quelques hommes en profitent pour accrocher la grande croix, restaurée par François Pequignot, sous la tribune.

15 septembre - l’église apparaît progressivement dans son volume.

La semaine du 18 septembre est marquée par l’intervention des électriciens qui posent les luminaires sous la tribune et le long des murs de la nef. Le 20, répondant à l’appel de Monsieur le Curé, une équipe d’hommes déplace les bancs du choeur vers la nef. Le 21 et le 22, Stéphane Linder procède au dépoussiérage du retable. Au même moment, les menuisiers fixent les bancs au sol et installent les deux nouvelles statues offertes à la paroisse. Le lendemain, une équipe vaillante de bénévoles s’active dans la bonne humeur pour procéder à un second grand nettoyage de l’église.

Dépoussiérage du retable.
22 septembre 2017 - pose des statues de la Vierge Marie et de saint Florent.
23 septembre 2017 - L’église, nettoyée, apparaît lumineuse.

Le 26 septembre, un peintre de la Société Kleinmann effectue les retouches de peinture sur les murs et les boiseries. Le 28, les électriciens de la Société Schaffelec procèdent aux réglages des nouveaux luminaires tandis qu’un petit orgue de 4 jeux, acheté par la Fabrique, est installé à la tribune par le facteur d’orgue Blumenroeder.

Orgue de Jean-Marc Jacquot (1978) acheté par la Fabrique de Saint-Louis.
Le 28 septembre au soir, les travaux sont achevés à l’exception de quelques finitions sous la tribune et dans le sas d’entrée de l’église. Le 29, en la fête de saint Michel, après 20 semaines de travaux, les autels sont revêtus de leurs ornements et des bouquets de fleurs sont disposés à l’entrée du choeur pour la réouverture de l’église le lendemain. Monsieur le Curé dépose le Saint Sacrement au tabernacle.
29 septembre 2017, l’église est parée de fleurs.
Vierge à l’enfant (fin XVIIIe siècle)
2014 - 2017 - L’église Saint-Louis avant et après restauration.

Olivier Tarozzi - Fabrique de l’église Saint-Louis

Par le passé

Par le passé, la communauté traditionnelle Saint-Arbogast devenue paroisse personnelle la Croix glorieuse, a été localisée dans 3 églises différentes :

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